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Graffiti sur le mur, déco, art de rue et façon de s’exprimer

Les premiers graffitis ont été créés avant le langage écrit et les premiers dessins sur les murs sont apparus dans des grottes de la préhistoire, il y a des millions d’années. De nos jours, le graffiti est présent sur les murs, sur les wagons de train et dans la culture populaire du hip-hop. Même si les années passent et que les temps changent, le graffiti sur le mur reste de l’art et une façon de s’exprimer.

La petite histoire du graffiti

Bien avant les peintures murales géantes, les expositions d’art plus grandes que nature et les façons de s’exprimer du street art, l’art du graffiti moderne aurait fait ses débuts dans le ventre d’un établissement correctionnel pour mineurs de Philadelphie. C’était un seul mot, Cornbread, griffonné le mur d’une cellule:

En 1965, Darryl «Cornbread» McCray, 12 ans, fut considéré comme le premier graffeur moderne du monde. Celui-ci adorait le pain de maïs. Il l’aimait tellement, en fait, que les cuisiniers de l’établissement correctionnel l’avaient surnommé «Cornbread».

Aujourd’hui, McCray mène une vie de citoyen exemplaire et il est devenu conférencier, notamment dans les écoles pour parler aux jeunes. Il a exposé quelques-unes de ses œuvres et il est intronisé au Temple de la Renommée du Graffiti, situé à East Harlem. Son histoire fut racontée en même temps que celle des débuts du graffiti dans le film documentaire Bomb it de Sean McKnight en 2007.

Cornbread
Crédit photo: Emma Lee/WHYY

L’évolution de l’art

Si ses racines sont profondément enfoncées dans la liberté d’expression, le graffiti est une forme d’art qui a eu de la misère à être reconnu. Souvent qualifié de fléau, il a été longtemps associé aux gangs de rue et aux quartiers marginaux. Au Canada, le graffiti dans les endroits publics est interdit et il est un délit puni par la loi. Cependant, avec le mouvement inclusif des années 2000, on voit de plus en plus d’artistes être appelés par les villes pour imprégner les murs des endroits publics.

C’est le cas notamment du muraliste David Yergeau, alias Monk-E, connu mondialement pour son art, mais aussi pour sa musique hip-hop. Si vous vous promenez à Montréal, il est possible que vous tombiez sur une de ses nombreuses œuvres. En 2015, il avait notamment participé au festival Mural, celui-ci avait peint un mur d’environ 45 pieds de long par 36 pieds de large, situé au coin du boulevard de Maisonneuve Est et de la rue Saint-Dominique. Il a aussi collaboré avec le Cirque du Soleil de nombreuses fois.

Crédit photo: Monk-E

L’art urbain dans son décor

New York s’est emparé du graffiti dans les années 80 pour en faire une de ses marques de commerce. Si on associe parfois cet art aux quartiers difficiles, on peut cependant aussi l’associer au style industriel urbain.

Ajoutez un graffiti sur toile au mur de briques rouges et aux autres éléments typiquement industriel comme l’escalier en métal et le canapé Chesterfield. Ce n’est pas sans rappeler l’univers ouvrier et la dureté de la vie de l’époque.

Le graffiti est tendance et ses couleurs vives mettront de la vie à votre maison. Dans ses racines, n’oubliez pas que le graffiti est un moyen de s’exprimer. Donc, faire appel à un graffeur serait donc une bonne idée si vous désirez transposer vos idées dans votre chez-soi!

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