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Ma découverte de l’art inuit

En fin de semaine dernière, je suis allé faire un tour du côté du Marché Bonsecours dans le Vieux Montréal. Inauguré en 1847, l’édifice patrimonial est un des plus beaux lieux de ce genre au Canada. À l’intérieur, il y a des terrasses, des restaurants, mais surtout, des boutiques d’arts et de créations du Québec. En discutant avec l’employé de l’une des boutiques, j’en ai notamment appris plus sur l’art inuit.

L’histoire de l’art inuit

Tout d’abord, un peu d’histoire! À ma grande surprise après ma discussion avec l’employé du Marché Bonsecours, j’ai su que l’art inuit n’existait pas autrefois. En fait, avant la rencontre de l’homme blanc, les Inuits construisaient des poupées, des figurines d’animaux et des êtres surnaturels pour les rituels et pour les prétendus effets magiques.

Au contact de l’homme blanc, les Inuits ont découvert de nouvelles techniques pour perfectionner leur art. L’art commençait à être utilisé pour le commerce via le troc. Dans les années 1800, l’explorateur danois Gustav Holm, fait l’acquisition de trois cartes tridimensionnelles en bois, lors de son expédition à Ammassalik. Les cartes représentent une partie de l’actuel Groenland.

Dans les années 40 suite à son service militaire, l’artiste James Houston recherche un endroit dans le nord-est du Canada pour dessiner et peindre. C’est alors que Houston découvre l’art inuit où il réside à Inukjuak. Lors d’un de ces voyages, il amène avec lui à Montréal, quelques sculptures d’art inuit. Impressionné par le travail, la Guilde canadienne des métiers d’art obtint un financement du gouvernement fédéral pour investir dans cet art.

L’origine de l’inukshuk

Art inuit sculpture inushuk
Crédit photo: Sébastien Matte

Pendant ma discussion avec mon intéressant interlocuteur de la boutique, je prends une des petites sculptures dans mes mains. Il appelle ça un inukshuk.  Inouk quoi ? L’inukshuk est l’un des thèmes les plus populaires de la culture inuit. L’inukshuk est l’empilement de pierres construit qu’on retrouve sur la photo ci-haut. Autrefois, il était utilisé pour la chasse au caribou. Il était aussi utilisé comme repère directionnel. Son bras le plus long indique la direction, où la ville la plus proche se situe. Il n’est pas rare de voir des denrées à son pied. Elles sont destinées aux voyageurs.

Les différentes pierres utilisées

Homme en pierre à savon (stéatite)
Crédit photo: Sébastien Matte

Pourquoi la pierre est-elle aussi lisse? J’apprends qu’à cause de la rareté du bois dans le nord du pays, les Inuits ce sont rabattus sur la pierre comme matériel pour leur art. À ce qu’il paraît, la stéatite, ou pierre à savon, est principalement très commune dans le nord du Canada. La stéatite présente des caractéristiques particulières, puisqu’elle est à la fois résistante et molle, donc relativement facile à travailler à l’aide d’outils simples. La serpentine et la péridotite sont également utilisées pour l’art inuit, quoique plus rares.

La stéatite est également employée dans la fabrication des poêles et des cheminées, à cause de sa capacité à emmagasiner la chaleur. On l’utilise aussi dans la fabrication de certains chauffe-eau électriques comme barrière entre la résistance électrique et l’eau à chauffer.

Un art à découvrir

Si vous ne connaissiez pas l’art inuit, je vous invite à voir et à vous documenter davantage sur le sujet car c’est quelque chose de très spectaculaire, en plus de faire partie de notre patrimoine. À lire entre autres, le texte sur l’art inuit du site du Gouvernement du Canada qui est très intéressant.

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